Trie
sur Baïse (1100 habitants) chef lieu de canton rural
a acquis depuis 1945 une renommée nationale grâce à
la production du cochon dont ce bourg était la capitale.
Il fut un temps où, chaque mardi, des milliers de petits
porcelets s’alignaient, pas
toujours sagement, dans les boxes sous la grande halle
aux porcs. A l’époque, lors de certains marchés, on
pouvait en compter jusqu'à 9000.
Les
années ont passé, et l’agriculture s’est profondément
modifiée. A tel point que les cochons ont quasiment
déserté les coteaux. Aujourd’hui la halle semble bien
trop immense lorsque seulement 1000 petits cochons
viennent montrer leurs croupes aux yeux experts des
acheteurs.
Mais
une fois par an, le cri du porcin retentit plus éclatant
que jamais, dans cette enceinte. Et ce jour là c’est
celui de la POURCAILHADE.
Cette
manifestation permet de faire connaître et faire vivre
Trie sur Baïse en drainant, à l'aide de cette manifestation
originale et pittoresque, un nombre important de touristes.
Mais aussi et surtout elle promouvoit le cochon, son existence et les produit qui découlent
de sa transformation.
L’histoire
a débuté en 1975, grâce àun jeu organisé lors
d’une quinzaine commerciale. Le "Trie Trouje
Porc" qui consistait é deviner un nom de personne,
d’animal ou de chose. Un commerçant ayant imité les
différents cris du cochon, l’association des commerçants
et artisans a décidé d’organiser une fête traditionnelle
avec un concours de cri de cochon. Elle fête ses premiers
grognements, timidement la première année, sur le
grand podium de vacances de « la Dépêche du Midi »,
l’hébergeant quelques étés sur la place centrale avant
qu’elle ne loge définitivement sous la halle aux porcs.
Et
depuis plus de 30 ans, chaque année, le deuxième dimanche
d’août, la Pourcailhade
tient sa place dans cette petite bastide.